Mon jardin

Bonnes pratiques culturales

En cultivant dans nos parcelles délimitées, nous « arrangeons » la nature à notre goût afin d’en récolter les fruits. Nous pouvons malgré tout faire en sorte de favoriser la biodiversité en mesurant l’impact de chacun de nos gestes quotidiens.

Une nature organisée ne veut pas dire non plus un environnement aseptisé où la propreté prend le pas sur la diversité. Il est tout à fait possible de s'approcher de ce que la nature fait de mieux : l'équilibre.

Un travail du sol limité : cliquez ici

Arrêter l'utilisation des produits phytosanitaires chimiques : cliquez ici

Pratiquer l'association et la rotation des cultures : cliquer ici

 


feuille rose   UN TRAVAIL DU SOL LIMITÉ

Quand on évoque la biodiversité au jardin, on met souvent en avant diverses espèces symboliques comme la coccinelle ou le hérisson. Mais d'autres animaux bien plus discrets et laborieux nous rendent de fiers services. Communément appelée la « faune » du sol, cette communauté invisible composée d'insectes miniatures, de crustacées, de vers, de bactéries et de champignons, travaille chaque jour pour restituer à la terre, les éléments nutritifs que nous lui prélevons via nos cultures. Comme tous les animaux, ces travailleurs de l’ombre ont besoin de nourriture, d’oxygène et d’eau pour vivre et se reproduire. Ainsi ils s’établissent dans les premiers centimètres du sol que nous avons une fâcheuse tendance à retourner chaque saison.

Pour minimiser notre impact sur cette diversité méconnue et négligée, il est souhaitable de limiter son travail au sol au simple binage et sarclage. Mieux encore, un sol protégé en permanence d'une couverture végétale vivante (fruits, légumes, engrais verts) ou en voie de décomposition (compost, paillage) ne demandera plus aucune action mécanique.

 


feuille rose   ARRÊTER L'UTILISATION DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES CHIMIQUES

S’il semble dorénavant acquis que la majeure partie, si ce n’est tous les produits chimiques de synthèse (engrais, insecticides, fongicides, herbicides…) sont nocifs pour l’Homme, ils ne le sont pas moins pour le reste de la faune et de la flore.

Si par l’utilisation d’un insecticide nous avons réussi à éliminer les pucerons agglutinés sur nos choux ou nos fèves, il est certain que nous avons aussi supprimé leurs prédateurs naturels comme la coccinelle, la chrysope ou le syrphe. A chaque fois que nous intervenons sur un maillon de la chaîne alimentaire, celle-ci s’effondre un peu plus, créant de profondes failles dans les équilibres naturels, que nous nous évertuerons à combler avec de nouveaux produits.

 


feuille rose   PRATIQUER L'ASSOCIATION ET LA ROTATION DES CULTURES

Par confort ou habitude, les jardiniers remettent à la même place les mêmes fruits et légumes.

Pourtant, ne pas faire de rotation revient à répartir les cultures au hasard ce qui présente de nombreux inconvénients :

fleche rose lien  La multiplication des insectes et des maladies propres à la culture en question.

fleche rose lien  Une moins bonne utilisation des éléments nutritifs présents dans le sol (risque d’appauvrissement).

fleche rose lien  Dans certains cas, une intoxication progressive du sol causée par l’accumulation de toxines sécrétées par les plantes, la multiplication des nématodes et autres micro-organismes pathogènes.

Pour éviter ces inconvénients, il est donc conseillé de faire une rotation des cultures en utilisant une des méthodes suivantes :

fleche rose lien  En fonction des besoins nutritifs des végétaux cultivés :

Peu de besoins : ail, arroche, chou de Bruxelles, cresson, crosne, échalote, endive, fève, mâche, navet, oignon, pourpier, radis.

Besoins moyens (-de 300 kg de compost/100 m2) : asperge, betterave, blette, carotte, chicorées, haricot, laitue, pissenlit, pois, panais, salsifis.

Besoins importants (+ de 300 kg compost/100 m2) : artichaut, aubergine, cardon, céleri, chou de Chine, chou pommé, chou-fleur, chou-navet, chou-rave, concombre, cornichon, courge, épinard, fenouil, fraisier, maïs, melon, piment, poireau, poivron, pomme de terre, potiron, tétragone, tomate.

fleche rose lien  En fonction du type d'organes que les plantes développent : racine, bulbe ou tubercule, feuille, fleur, graines ou fruits.

fleche rose lien  En fonction de la famille botanique des végétaux :

Astéracées : artichaut, cardon, chicorée, estragon, laitue, pissenlit, salsifis etc.

Apiacées : carotte, céleri, cerfeuil, fenouil, panais, persil etc.

Liliacées : ail, asperge, ciboulette, échalote, oignon, poireau etc.

Fabacées : fève, haricot, lentille, pois, trèfles, luzerne etc.

Brassicacées : choux, cresson, navet, radis, roquette, moutarde etc.

Solanacées : pomme de terre, tomate, aubergine.