Jardin Familial de France n°458 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

couv458.jpg Chers amis jardiniers,

L’actualité est riche de sujets qui provoquent chez moi un sentiment de révolte, mais il y a aussi quelques bonnes nouvelles et comme nous sommes à la veille du printemps, saison porteuse d’espoir, j’ai choisi de n’aborder que ce qui doit nous donner le moral et la force de continuer.

Le sommet de Copenhague a été un échec, mais pouvait-il en être autrement tant les intérêts des divers pays sont divergents ? Comment mettre d’accord des pays au niveau de vie très élevé et des pays émergents ? Peut-on exiger d’un pays comme l’Inde, dont l’empreinte écologique était inférieure à 1 ha/hab en 2008, de faire les mêmes efforts que les Emirats arabes unis qui atteignaient près de 12 ha/hab ? La plus haute tour (828 m) se situe à Dubaï où, soit dit en passant, une grande partie de la main-d’oeuvre qui a participé à la construction des gigantesques immeubles de la ville  est d’origine indienne.
Malgré cela, je pense que le sommet de Copenhague a fait avancer les idées. Une partie de plus en plus grande de la population de notre planète a pris conscience de la nécessité de se mobiliser pour préserver notre avenir et celui de nos enfants. La population de notre pays attendait beaucoup de ce sommet. Les pratiques quotidiennes des ménages évoluent (s’améliorent ?) assez rapidement. Il en va de même dans nos jardins. Beaucoup d’associations ont mis la charte « Jardinage et environnement » en application. Le compostage, l’utilisation d’engrais verts et la récupération des eaux de pluie sont maintenant des gestes courants. 

La demande de produits bio se développe rapidement et les AMAP ont du mal à faire face à la demande des habitants, malgré le soutien  des collectivités locales engagées qui les aident à trouver des terres à la périphérie des villes.
Nous assistons aussi à un très fort engouement pour les jardins familiaux sur l’ensemble du territoire. La Fédération, depuis le Salon des Maires de France, est souvent sollicitée par les responsables des collectivités locales qui ont des projets de création de jardins familiaux.
C’est excellent, mais il ne faut pas relâcher nos efforts car en même temps les listes d’attente ne cessent de gonfler et notre devoir est de tout faire pour satisfaire cette demande. Plus il y aura de jardiniers dans les villes, plus nous diminuerons notre empreinte écologique. Si chaque famille disposait d’un petit coin de terre, notre consommation d’énergie consacrée au transport des fruits et légumes serait considérablement réduite.

edito_capek01.jpgAprès un hiver assez rigoureux, voici le printemps qui arrive. C’est la promesse de belles journées, le retour des oiseaux migrateurs qui vont égayer notre environnement et la reprise de nos activités dans les jardins. C’est une période enthousiasmante. Quelle joie d’assister à la levée des premiers semis et à l’éclosion des premières fleurs !

Les plaisirs quotidiens procurés par le jardin ont été particulièrement bien décrits par Karel Capek, auteur tchèque, dans «L’année du jardinier» publié en livre de poche chez 10/18 (6 €).

 

Hervé Bonnavaud, Président de la FNJFC