| Jardin Familial de France N°431 |
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Jardin Familial de France - N°431 - Septembre-Octobre 2005Développement durable... ! développement durable... ! et encore développement durable... !Tous les responsables n'ont que ce slogan à la bouche. Ca pourrait devenir lassant et un brin agaçant. Que diable ! Le compost n'est pas né d'hier et il y a des lustres que le Code Civil incite chacun à "cultiver en bon père de famille" la terre qui lui a été confiée ! Que nous apporte donc cette nouvelle ritournelle devenue si banale en moins d'une génération ? Notons tout d'abord que, très souvent dans cette expression, c'est le mot durable qui fait choc alors que le mot développement est peut-être le plus important. Il a remplacé les mots plus anciens de produits, productivité, croissance et progrès. A l'heure qu'il est, quand on parle de développement, on oublie l'économie pour insister sur le plein épanouissement de l'Homme. Cet objectif, rappelons-le, était à la base de la création de la Ligue du Coin de Terre en 1896. Pourtant, il faut produire et, em même temps, la société moderne s'est fixé comme objectif de réduire la pénibilité du travail, de favoriser la formation et les loisirs et d'offrir un cadre de vie de moins en moins rude. C'est pourquoi progressivement la sueur et l'effort ont été remplacés, non pas par l'outil, mais par la machine et la chimie. Cependant, en prenant l'exemple de nos jardins, faut-il vraiment remplacer la bêche par le motoculteur et le désherbage manuel par le Round Up ? Heureusement, certains des pays les plus riches du monde, et notamment en Europe, ont pris conscience que l'énergie, nécessaire au fonctionnement des machines et à notre confort, épuisait à grande vitesse les ressources de la planète et rendait l'atmosphère irrespirable. Alors on s'est mis à penser aux générations futures (notre dossier). On s'est mis à penser BIO (pages 8 et 9). On s'est mis à penser "développement durable". Cette heureuse évolution, véritable révolution, doit nous faire passer de l'égoïsme légitime du bon père de famille à la gestion collective, intelligente et solidaire, de notre ptrimoine commun. Les associations de jardins familiaux peuvent y contribuer. Des actes plutôt que des mots. Il est encore temps !
Bruno RAJAUD, Président
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