Observer la biodiversité

Vous avez une parcelle dans un jardin familial et vous bichonnez vos cultures pour avoir les plus beaux fruits, les plus beaux légumes et les plus belles fleurs. De plus, vous avez abandonné les pesticides pour accueillir sur votre parcelle d’autres habitants comme les papillons ou les escargots. Mais cette année, les coccinelles et le rouge-gorge ne sont pas au rendez-vous. Cette observation vous inquiète et vous interroge. «Y a-t-il quelques chose que j’ai mal fait ? ». Mais peut-être que la cause de leur absence est ailleurs ? Le nouveau lotissement qui s’est construit à coté ? Le changement climatique ?

En mutualisant vos observations avec celles de vos voisins, et ceux des quatre coins de la France, vous pouvez collaborer avec des scientifiques pour mieux comprendre ce qui impacte la faune et la flore qui nous entourent et être aidé par les associations partenaires pour apprendre à mieux les reconnaître.

Ainsi, le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) coordonne le programme de sciences participative Vigie-Nature qui consiste à suivre l’évolution de la faune et de la flore communes à l'échelle nationale grâce à des réseaux d'observateurs volontaires. Ce programme permet d’étudier l’impact des grands changements (climatique, urbanisation, pratiques agricoles, de jardinage, etc.) sur la biodiversité tout en sensibilisant le public à ces problématiques et à la démarche scientifique. Ce programme a été fondé en 1989 par le MNHN et des associations partenaires et compte aujourd’hui une quinzaine d’observatoires impliquant aussi bien les naturalistes, les gestionnaires, le grand public, les agriculteurs que les scolaires. Ces programmes sont relayés et déployés au niveau des territoires par des structures volontaires telles des collectivités territoriales, des Muséums d’Histoire Naturelle, des associations ou des entreprises.