Un jardin familial,
c’est quoi ?

C’est un potager mis à disposition d’un·e jardinier·e moyennant une cotisation annuelle versée à l’association gestionnaire. Sa surface est très variable, du petit carré potager au terrain de plus d’une centaine de m². Il fait partie d’un ensemble de parcelles, un site, qui peut comprendre un espace collectif. Le·a jardinier·e accepte le règlement intérieur, cultive pour les besoins de sa famille et participe à la vie collective du site.

C’est donc un lieu de production de légumes, florissant de biodiversité et riche de sa vie sociale et associative. 

Les jardinier·es s’adonnent à des moments de travaux collectifs pour entretenir les parties communes. Ils échangent des idées, des astuces de jardinage, des semences et des plants. Le site de jardins est un lieu vivant qui, comme la Fédération, a toute une histoire…

Une idée devenue un prodigieux succès

Les années 1900 marquent les débuts de la grande idée popularisée par l’Abbé Lemire : « assurer à la famille la jouissance d’un coin de terre à cultiver » et « engager l’État, les départements et les communes à poursuivre le même but ». Des règles sont établies : le jardinier doit cultiver lui-même et avec soin sa parcelle, entretenir les parties communes et ne pas vendre sa production. C’est une réussite : les Jardins Ouvriers sont présents dans toute la France...
Et même à l'étranger ! L'actuelle Fédération Internationale des Jardins Familiaux voit le jour en 1926 au Luxembourg. Elle regroupe les fédérations européennes de jardins familiaux d'Allemagne, d'Autriche, de la Belgique, du Danemark, de la Finlande, de France, de Grande-Bretagne, du Luxembourg, de Norvège, des Pays-Bas, de Suède et de Suisse

Le jardin ouvrier devient jardin familial

Dans les années 1970, l’évolution se poursuit : on abandonne l’idée de « propriété individuelle du jardin » pour passer à une « mise à disposition ». Le jardin devient le complément habituel du logement social. Revers de cette période de développement économique : les parkings de supermarchés prennent la place des jardins.

Aujourd’hui, c’est le renouveau !

Les jardins permettent toujours de faire des économies, en particulier dans les moments où l'inflation fragilise les budgets. Ils sont par ailleurs devenus des lieux de convivialité, de loisirs, d’exercice physique et d’échanges. Ils peuvent remplir des fonctions sociales et culturelles grâce à des parcelles pédagogiques, d’insertion ou pour des personnes à mobilité réduite. Les jardins familiaux montrent leur caractère esthétique dans notre paysage, améliorent l’environnement et participent à la biodiversité. Ils s’insèrent au tissu associatif, ce sont des équipements sociaux indispensables.

Les jardins familiaux sont des jardins collectifs particuliers

Au sein de l'agriculture urbaine, les jardins familiaux ont une place particulière. Ouverts à tous et toutes, ces potagers mis à disposition de jardinier·es par une association sur un site ont vocation à durer dans le temps.
Ils se différencient du jardin partagé où la surface totale du jardin est cultivée par tous et toutes, du jardin pédagogique destiné aux enfants, du jardin thérapeutique qui aide des malades à guérir, du jardin d’insertion où des personnes éloignées de l’emploi retrouvent le sens du travail. Tous ces jardins collectifs ont un rôle important dans la vie des citoyens .

La Fédération n’a pas fini d’évoluer dans l’intérêt de toutes et tous !

Elle s’engage à maintenir et développer des nouveaux espaces dédiés au jardinage

Jardinier·es

Vous êtes jardinier·e, vous voulez obtenir un jardin ?

Collectivités

Vous êtes une collectivité, vous voulez engager un nouveau projet ?