Colloque juin 2014

  La FNJFC a organisé un colloque   - De friches... en jardins - le 12 juin 2014 à Gradignan (33).
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Magazine N°485
Édito

septembre-octobre 2014

Jardin Familial N°485

Chères jardinières, chers jardiniers,

Depuis quelque temps nous assistons à un glissement sémantique, venu des sphères médiatiques et technocratiques, qui affecte le concept de Jardin familial que notre histoire porte avec constance depuis plus d’un siècle.

D’aucuns voudraient, à la cantonade, que nous soyons devenus des jardins partagés. Or, ce concept récent est né d’une prise de conscience de populations nord-américaines pour introduire un peu de nature et de lien social afin d’améliorer leur qualité de vie que le stress et l’isolement social avaient affectée grandement. Il ne peut ni ne veut prétendre englober les multiples fonctions que peuvent et doivent rendre les sites de nos jardins familiaux.

Je ne souhaite pas polémiquer autour de cette émergence que je reconnais comme salutaire, mais il m’apparaît nécessaire de mettre en garde les décideurs. Cette nouvelle pratique qui les  enchante, n’est pas la seule et surtout elle ne peut en aucun cas répondre aux besoins de productions nourricières, ni à la sanctuarisation d’espaces productifs près ou dans la ville,ni  à la conservation de biotopes agro écologiques, bref, à la nécessité de sols dédiés et qui revendiquent d’être voués à une réelle agriculture urbaine sur des surfaces conséquentes et protégées par  les articles L.561-1 et suivants du code rural. Nous entendons également cet argument que les jardins familiaux seraient une privatisation de l’espace public, réservés à quelques ''privilégiés'' et qui devraient en avoir une jouissance limitée dans le temps : on parle de trois ans par ici, de cinq ans renouvelables par là. Nous savons bien que l’attachement à une parcelle de jardin renvoie au plus profond désir de notre être de disposer d’un espace vital et que cette relation conduit au respect des règles et  à l’acceptation de contraintes environnementales et sociales. Qu’adviendrait-il si l’on devait arbitrairement laisser son appartement après une brève occupation ? Aurions-nous la volonté d’en améliorer le confort, voire même d’en respecter la structure ? Cette idée de partage apparemment altruiste provoquerait une déresponsabilisation individuelle et collective.

Cependant cette requête doit nous interpeller pour que nos sites de jardins remplissent auprès des populations de nos agglomérations l’ensemble des fonctions potentielles qu’ils portent en eux. Ainsi nos édiles territoriaux reconnaîtront qu’ils doivent porter leur politique vers la création, l’aménagement ou le développement de structures capables de répondre durablement aux besoins des familles qui sont les plus concernées par la crise ou par la recherche d’une solution responsable à leur alimentation quotidienne.

Toute nouveauté est naturellement attrayant, et il se pourrait bien que les jardins, non pas suspendus, mais sur les toits tout de même, supplantent dans les médias les jardins partagés.

Une mode chassant l’autre !

Déjà on nous demande de nous associer à des projets de ces ''jardins de haut vol''. Notre bureau d’études, Sites et Jardins, y apporte une vigilance constructive en utilisant les résultats des expérimentations sur les sols en ''lasagne'' que mène notre partenaire Agroparitech. Nous capitaliserons prochainement aussi sur le mode de gestion de ces jardins si particuliers.

Je ne suis pas certain que les toits soient une réponse agro écologique aux enjeux alimentaires de demain. Il se pourrait bien qu’ils ne soient qu’un épiphénomène révélateur des inquiétudes environnementales de nos compatriotes.

Mais à l’heure où les municipalités, renouvelées ou non, renégocient leurs conventions avec les responsables de jardins, ceux-ci doivent savoir que nous sommes à leur côté pour les épauler et que les futurs ambassadeurs des jardins familiaux seront au plus près d’eux pour les soutenir dans leurs évolutions nécessaires et vitales.

En espérant que vos récoltes automnales se poursuivent au-delà du solstice, je vous souhaite de bien belles conserves.

Gil Melin - Président de la FNJFC

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