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Magazine N°494
Édito

mars-avril 2016

Jardin Familial N°494

Chers jardiniers, chères jardinières,

Dans ce numéro, nous mettons beaucoup l’accent sur des personnages qui ont eu et ont, par leur engagement philosophique ou scientifique, une réelle influence sur le monde du jardin. A cet hommage collectif, je propose une modeste contribution qui illustre, je l’espère, cette attitude naturaliste et sage que nous devons avoir.

Que ces quelques lignes, écrites en 2014, évoquent chez vous des instants de bonheur à partager et qu'elles vous invitent à la contemplation de notre environnement si beau et si fragile !

Un printemps précoce

Depuis quelques jours, les merles se répondent dans l’aube douce et humide de la banlieue parisienne. Hier déjà le premier citron à parcouru alerte le jardin de l’Orme Pomponne comme un vaillant annonciateur du printemps. Quelques abeilles laborieuses, le torse chargé de pollen, butinaient les fleurs délicates et bleues des véroniques petit-chêne qui avaient poussé entre les tiges restantes de la moutarde semée, comme engrais vert, après la récolte des pommes de terre. Je m’en suis voulu d’avoir fauché trop tôt toutes ces hampes florales qui auraient pu leur servir de premier en-cas mellifère. Le rouge-gorge familier est venu darder ses perles noires à la recherche de bestioles révélées par le bêchage à grosses mottes de la pelouse que je retourne entre les fruitiers pour y installer en mai courges, courgettes et pâtissons. Ce faisant je me suis étonné de la quantité de fourmilières noires ou rouges que je chamboule et qui, bien qu’engourdies et agglutinées, essaient de préserver leurs œufs. J’espère simplement que ce remue-ménage perturbera leur prolifération et limitera les attaques de pucerons qui à l’accoutumée tordent les jeunes pousses des groseilliers et des pommiers. Je culpabilise aussi sur les perturbations que je provoque chez les vers de terre, mais en délimitant de grosses mottes carrées je réduis un peu les dégâts que ma bêche luisante leur impose. J’ai bien essayé de prendre la ''Grelinette'' mais les entrelacs de racines étaient trop contraignants. Dans le bosquet des chênes centenaires, j’entends l’appel sonore du pic-vert et les martellements entêtés des pics épeiches. Les pies, architectes acrobates des cimes, s’affairent au plus haut d’un grand chêne. ''Nous n’aurons point d’orages estivaux'' aurait dit mon grand père ! Dans une semaine nous tournerons en mars, pas une seule journée de gel de tout l’hiver. ''Février n’aura mordu ni de la tête, ni de la queue'', ce qui aurait surpris et contredit Marcel Lassauzet, ce contremaître des pépinières DELBARD qui durant plusieurs années m’initia à l’arboriculture sur les terrains de MALICORNE et aux dictons agricoles du cœur du bocage bourbonnais.

Tout est donc prêt pour l’explosion vernale, les myrobolans se ponctuent de vert amande et de blanc éclatant, la sève des bouleaux dont j’ai élagué les branches basses pleure et je tète avidement ces larmes ressourçantes que l’osmose racinaire pousse vers le sommet. J’ai eu la bonne intuition de tailler les fuseaux et les gobelets dès le début janvier pour leur éviter cette effusion déshydratante. Ce réchauffement exceptionnel aurait encore contrarié Marcel qui me disait : ''Petit, tailles tôt, tailles tard, rien ne vaut la lune de mars''. Avec un mois d’avance, le printemps s’installe, les terres sont gorgées d’eau, les nappes au plus haut. Quel été aurons-nous ? Quelles pratiques devrons-nous modifier pour rester des jardiniers en liaison avec leur temps ?

Ris Orangis le 25 février 2014

Je ne sais pas si le printemps 2016 sera précoce, mais avec entrain et bonne humeur préparez naturellement votre jardin.

« Fédéralement » vôtre.

Gil Melin – Président de la FNJFC

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